Lundi 14 janvier 2008
undefined4ème de couverture (résumé bien meilleur que celui que j'aurais à offrir)
 
Victor Ward est dé-bor-dé par les préparatifs de lancement d'une boîte de nuit. Pedro (Almodovar), Naomi Campbell viendront mais ni Giorgio Armani, ni Pamela Anderson, ni… ne pourront, malheureusement.
Victor, mannequin pas encore vedette, est un type insupportable, arrogant, qui parle trop, fume trop, baise trop (notamment la petite amie de son associé et la maîtresse du même associé), et qui rêve d'obtenir un petit rôle dans Flightliners III… Mais l'inauguration de sa boîte est un fiasco, ses petites amies manquent s'entre-tuer, son père, sénateur, menace de lui couper les vivres s'il continue à poser en slip pour Calvin Klein et un type qui lui ressemble n'arrête pas d'aller à sa place assister aux défilés… Bref, la vie devient impossible ! On lui propose alors un pont d'or pour aller retrouver en Europe une des ses anciennes camarades de collège, top model…, qui se révèle une sanguinaire terroriste. C'est là que le destin de Victor bascule. Mais au fait, qui sont ces équipes de cinéma qui font un reportage sur sa vie et celles des top models, et quelle est cette équipe de cinéma qui filme la première équipe de cinéma ? Et quel film est dans le film ?…
 
Dans Glamorama, on retrouve les thèmes chers à Bret Easton Ellis: le sexe, la drogue, la violence et cette fascination déplacée pour les pseudo célébrités.
Il offre un portrait cruel mais juste des années 90, période faste pour les top-models qui, de porte-manteaux étaient devenues les nouvelles icônes. A leur coté, on retrouve le tout Hollywood sniffant joyeusement de la coke dans des fêtes gigantesques. Le vide intellectuel de ce microcosme est affligeant.
Mais, l'auteur exploite à merveille l'intérêt grandissant que les citoyens lambda portent aux 'people'. Il nous offre des dizaines de noms en pâture (Johnny Depp, Bon Jovi, Uma Thurman...). Le style est cru, parfois choquant.
Toute cette petite histoire commence sérieusement à nous lasser quand entre en scène une équipe de tournage qui traque le personnage de Victor 24h sur 24. Réalité ou illusion pour celui qui rêve d'exploser et de vivre sa vie sous les flashs?
La question reste en suspens...
Ce que propose BEE dans Glamorama m'aura au final beaucoup moins intéressé que Lunar Park. Comme certaines personnalités du livre, je me suis trouvée en overdose. Décadence et débauche, marques ellisiennes par excellence, semblent ici servir à remplir du papier...
 

 


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par Caroline publié dans : Littérature américaine
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Mardi 6 novembre 2007

menteur.jpgLors d'un déplacement 'professionnel', le jeune peintre Oliver Lyon rencontre un personnage haut en couleur: le colonel Capadose. L'homme est grand, séduisant, très apprécié, excellent chasseur, mais il a un incorrigible défaut. Il ment. Il est le 'menteur platonique par excellence [...] il est désintéressée et agit sans le moindre espoir de gain et sans désir de nuire.'

Non seulement il enjolive, il brode, il fabule mais sa femme n'est autre que la charmante Everina, ancien amour de Lyon.
Comment se fait-il qu'une femme aussi orgueilleuse et sincère ait pu épouser pareil arracheur de dents? A-t-elle au moins remarqué le vilain défaut de son mari? Est-elle complice?
Lyon développe une stratégie dont le but ultime est de savoir où se situe Everina.

Une nouvelle intéressante et divertissante qui pose la question de l'amour et de ses limites. Peut-on aller à l'encontre de sa propre personnalité pour l'être aimé? James apporte un début de réponse dans le dénouement.
Le portrait peu flatteur du colonel nous amène a prendre parti pour le jeune artiste. On ne peut que lui souhaiter de réussir dans sa mission, de piéger le colonel et de reconquérir Everina. En ce sens, la nouvelle est réussie puisque le lecteur s'implique.

En revanche, il y a quelques longueurs dans cette nouvelle. Alors, au vu de l'imposante bibliographie de James, mieux vaut opter pour un classique (et chef d'oeuvre) tel que Le portrait d'une femme ou Les bostoniennes

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par Caroline publié dans : Littérature américaine
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Le concept de ce blog n'est pas novateur mais il est fort simple: je lis et je donne mon avis. Alors top ou flop, on verra...
On ne sera sans doute pas toujours d'accord mais on peut en discuter!
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