4ème de couverture (résumé bien meilleur que celui que j'aurais à offrir)
Victor Ward est dé-bor-dé par les préparatifs de lancement d'une boîte de nuit. Pedro (Almodovar), Naomi Campbell viendront mais ni
Giorgio Armani, ni Pamela Anderson, ni… ne pourront, malheureusement.
Victor, mannequin pas encore vedette, est un type insupportable, arrogant, qui parle trop, fume trop, baise trop (notamment la petite amie de son associé et la maîtresse du même associé), et qui
rêve d'obtenir un petit rôle dans Flightliners III… Mais l'inauguration de sa boîte est un fiasco, ses petites amies manquent s'entre-tuer, son père, sénateur, menace de lui couper les vivres
s'il continue à poser en slip pour Calvin Klein et un type qui lui ressemble n'arrête pas d'aller à sa place assister aux défilés… Bref, la vie devient impossible ! On lui propose alors un pont
d'or pour aller retrouver en Europe une des ses anciennes camarades de collège, top model…, qui se révèle une sanguinaire terroriste. C'est là que le destin de Victor bascule. Mais au fait, qui
sont ces équipes de cinéma qui font un reportage sur sa vie et celles des top models, et quelle est cette équipe de cinéma qui filme la première équipe de cinéma ? Et quel film est dans le film
?…
Dans Glamorama, on retrouve les thèmes chers à Bret Easton Ellis: le sexe, la drogue, la violence et cette fascination déplacée
pour les pseudo célébrités.
Il offre un portrait cruel mais juste des années 90, période faste pour les top-models qui, de porte-manteaux étaient devenues les
nouvelles icônes. A leur coté, on retrouve le tout Hollywood sniffant joyeusement de la coke dans des fêtes gigantesques. Le vide intellectuel de ce microcosme est affligeant.
Mais, l'auteur exploite à merveille l'intérêt grandissant que les citoyens lambda portent aux 'people'. Il nous offre des dizaines de noms en pâture (Johnny Depp, Bon Jovi, Uma Thurman...). Le
style est cru, parfois choquant.
Toute cette petite histoire commence sérieusement à nous lasser quand entre en scène une équipe de tournage qui traque le
personnage de Victor 24h sur 24. Réalité ou illusion pour celui qui rêve d'exploser et de vivre sa vie sous les flashs?
La question reste en suspens...
Ce que propose BEE dans Glamorama m'aura au final beaucoup moins intéressé que Lunar Park. Comme certaines personnalités du livre, je me suis trouvée en overdose. Décadence et débauche, marques ellisiennes
par excellence, semblent ici servir à remplir du papier...