Le Rouge et le Noir
de
STENDHAL
Tartarin et ses exploits sont
célèbres dans tout Tarascon. De ses exploits, on ne sait rien d'autre que ce que Tartarin en raconte. Avec sa verve toute méditerranéenne, il narre volontiers l'une ou l'autre de ses aventures.
Son presque départ pour Shangai, ses prouesses à la chasse à la casquette (sport local)...
Sous des allures fières et courageuses, se cache un autre tartarin. Tartarin le pleutre. Tartarin qui ne connaît du monde que sa bonne vieille ville de Tarascon.
'C'est qu'il faut bien vous l'avouer, il y avait dans notre héros deux natures très distinctes. "Je sens deux hommes en moi", a dit je ne sais
quel Père de l'Église. Il l'eut dit vrai de Tartarin qui portait en lui l'âme de Don Quichotte, les mêmes élans chevaleresques, le même idéal héroïque, la même folie du romanesque et du
grandiose; mais malheureusement n'avait pas le corps du célèbre hidalgo [...] Le corps de Tartarin (..) était un brave homme de corps, très gras, très lourd, très sensuel, très douillet, très
geignard, plein d'appétits bourgeois et d'exigences domestiques, le corps ventru et court sur pattes de l'immortel Sancho Panca.'
Ainsi, un jour, Tartarin jure d'aller tuer des lions en Algérie. Mais, les mois passent et le héros local n'a toujours pas quitté son Midi. Les villageois commençant à douter de sa
bravoure, il ne lui reste qu'une solution: aller en Algérie à la rencontre du lion.
Tartarin c'est le Provençal de nos rêves. Il n'est pas menteur. Non, 'il ne dit pas toujours la vérité, mais il croit la dire'.
Sa bonhomie et son bagout en font un personnage tout à fait à part. Un personnage qui prend vie sous nos yeux. Car nous connaissons tous un Tartarin.
Le style d'Alphone Daudet est remarquable. Plein de finesse, d'humour et de pudeur. Son héros, il l'aime et il veut nous le faire aimer. Qu'importent ses travers, notre homme est attendrissant.
Il est notre guide dans cette Algérie pas aussi hostile qu'il avait imaginé. Nous le suivons pas à pas. Nous voilà, dans le 'Zouave' qui nous emmène à Alger puis ici, allongés dans la
poussière à guetter le lion...
Un petit bijou à lire ou à relire.
'Il y a des soirs où l'on n'est pas en train, et puis ou serait le mérite, si les héros n'avaient
jamais peur...'
![]()
![]()
![]()
![]()
| Juillet 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||