Dans ce roman posthume, Bruce
Cook nous entraîne sur les traces du jeune William Shakespeare. Ce n’est pas une biographie mais bel et bien un roman. Cook est un invité dans son propre livre. L’hôte, c’est Shakespeare lui-même
et il nous offre ses confessions à la première personne.
Shakespeare naît dans une famille modeste de l’Angleterre du XVIe siècle. Les hasards de la vie le mettront sur le chemin d’une troupe d’acteurs itinérants. Il
a alors à peine 17 ans et son talent d’auteur est vite remarqué. Plusieurs étés durant, il fera la tournée de théâtres tous plus minables les uns que les autres mais peaufinera son
art.
Installé à Londres, il vend ses premières pièces. Ce n’est pas encore la gloire. Les fins de mois sont parfois difficiles.
C’est dans la capitale britannique que Shakespeare fait la rencontre de Christopher Marlowe, le poète en vogue. Des lors s’installe une compétition entre les deux hommes, le désir de faire mieux
que l’autre. Shakespeare sort grandi de ce duel. Il s’inspire du ‘style Marlowe’ et apporte une autre dimension à ses Å“uvres. Richard III ne tarde pas à voir le jour. Un nouveau monde Ã
l’horizon illimité s’ouvre alors a celui qui deviendra le plus grand dramaturge anglais de tous les temps.
Voila un livre rafraîchissant. Loin de la biographie ronflante, Cook réussit le pari risque de mettre en scène Shakespeare. L’auteur, bien documenté,
dépeint élégamment et avec justesse la société anglaise de cette époque. Les affaires sexuello-polico-litteraires de Shakespeare et ses pairs sont un bonheur à lire.
Les quelques contre-verités historiques (non, l’auteur de Roméo et Juliette n’a pas assassiné Marlowe !) éparpillées dans le roman ne nuisent pas mais plutôt enjolivent un récit
déjà très intéressant.
Shakespeare m’a parlé. J’ai aimé.
Par Caroline
-
Publié dans : Littérature américaine
2
-
Recommander